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EDITORIAL : 

« Si je vis, ce n’est plus moi qui vis, c’est le Christ qui vit en moi »

 

Saint Paul dans l’Écriture affirmait déjà : « Si je vis, ce n’est plus moi qui vis, c’est le Christ qui vit en moi » (Gal 2, 20). Et Saint Pierre l’assure très distinctement :  «De la sorte nous sont accordés les dons promis, si précieux et si grands, pour que, par eux, vous deveniez participants de la nature divine, et que vous échappiez à la dégradation produite dans le monde par la convoitise. » (2 P 1, 4). L’Église qui naît du côté ouvert du Christ en croix et qui se concrétise à la Pentecôte a institué les sacrements qui par la grâce sanctifiante (gratia gratum faciens) de l’Esprit-Saint travaillent en cette vie à la divinisation des âmes. Les premiers chrétiens étaient très conscients d’être divinisés par la grâce sanctifiante et n’avaient aucune crainte ni réticence à exprimer leur état d’enfant de Dieu appelés à mener en tout une vie conforme à la vie divine. Par le Baptême, ils mourraient à eux-mêmes pour renaître au Christ. Cette nouvelle naissance marquait le début d’un processus de divinisation qui s’achèverait au plérôme dans la vision béatifique.

Les théologiens nous le précisent : ainsi saint Augustin déclare : « Si Dieu s’est humilié pour devenir homme, c’est pour exalter les hommes et en faire des dieux. » (De Trinitate, livre 4). Pour Saint Thomas d’Aquin, la grâce sanctifiante est déjà une divinisation partielle. Par elle, « la nature de l’âme humaine participe, selon une certaine similitude, par le moyen d’une régénération ou d’une création nouvelle. » (Somme Théologique, Ia IIae, Q. 112, art.1). Cette participation est une communication de Dieu : Dieu seul déifie, communiquant en partage la nature divine sous forme d’une certaine participation par mode d’assimilation. » (Ibid).

Saint Jean de la Croix peut écrire : « La substance de l’âme, quoiqu’elle ne soit pas substance de Dieu – ne pouvant substantiellement être telle – est néanmoins unie à lui, absorbée en lui. Elle devient ainsi Dieu par participation, Dieu lui faisant atteindre cet état parfait de la vie spirituelle. » (LI 2, 34). Sainte Élisabeth de la Trinité développe une spiritualité qui fait de l’âme un tabernacle de la Trinité, et une « humanité de surcroît » pour le Verbe divin. « Ô mon Christ aimé, crucifié par amour, […] je vous demande de me « revêtir de vous-mêmes », d’identifier mon âme à tous les mouvements de votre âme, de me submerger, de m’envahir, de vous substituer à moi, afin que ma vie ne soit qu’un rayonnement de votre vie. […] Ô feu consumant, Esprit d’amour, survenez en moi, afin qu’il se fasse en mon âme comme une incarnation du Verbe : que je lui soit une humanité de surcroît en laquelle il renouvelle tout son mystère. » (Œuvres Complètes, Prière « Ô Trinité que j’adore »).

Après avoir réalisé la Création et accompli la Rédemption, Le Christ veut introduire ce dessein divin dans le troisième Fiat, celui de la sanctification, qui consiste à vivre dans la Divine Volonté en vue de l’exaucement de la prière qu’il fit à son Père et qu’il enseigna à ses disciples : « Que Ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel ». Jésus enseigne à Luisa Piccarreta qu’il veut gratifier les créatures de sa vie divine pour leur permettre de retrouver la place, le rang et le but pour lesquels elles ont été créées par Dieu. Les hommes seront ainsi en capacité de vivre de la Vie Divine, immergés dans sa Sainteté et ses autres attributs. La Vie Divine se forme dans l’âme humaine et celle-ci se divinise.

Le 4 janvier 1925, Jésus déclare à Luisa : « Ma fille, la vie d’une âme, lorsqu’elle est vécue dans ma volonté, n’est véritablement rien d’autre que la formation de sa vie dans la Mienne. J’imprime ma propre forme sur tout ce que fait l’âme […] Pour vivre sa vie dans ma Volonté, l’âme doit répondre en modelant son esprit sur le Mien, ses regards sur les Miens, ses paroles, ses mouvements, ses battements de cœur et ses pas sur les Miens. En faisant cela, l’âme perd sa propre forme pour acquérir la Mienne, soumettant l’être humain à des morts répétées tout en donnant une vie continuelle à la Divine Volonté. L’âme sera ainsi capable d’introniser en elle-même la Vie Divine de Ma Volonté ; et lorsque sera pleinement accomplie cette œuvre prodigieuse, la forme de l’âme sera parfaitement modelée sur Moi. » (https://www.luisapiccarreta.fr/luisa-piccarreta/biographie/3-theologie-et-spiritualite-de-la-divine-volonte/)

 

Qu’en  ce mois de Juin, mois du Sacré Cœur, dans les circonstances compliquées que nous vivons en ce moment, nous voit zélé et appliqué à grandir dans l’amour de Dieu et à nous unir à son Vouloir divin.

Abbé Raphaël d’Anselme, curé de la paroisse

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