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« O mon peuple, que t’ai-je fait et en quoi t’ai-je contristé ? Réponds-moi. »

 

Dans les Impropères que nous chantons le Vendredi saint au moment de la vénération de la croix, le Christ interpelle sont peuple pour lui faire saisir son ingratitude face à tous les bienfaits que le Seigneur leur a donné :

         « Est-ce parce que je t’ai tiré d’Égypte que tu as préparé une croix pour ton Sauveur ? Est ce parce que, durant quarante ans, j’ai été ton conducteur dans le désert, que je t’y ai nourri de la manne et que je t’ai introduit dans une terre excellente ; est-ce pour ces services que tu as dressé une croix pour ton Sauveur ? Qu’ai-je dû faire pour toi, que je n’aie point fait ? Je t’ai planté comme la plus belle de mes vignes et tu n’as pour moi qu’une amertume excessive, car, dans ma soif, tu m’as donné du vinaigre à boire et tu as percé de la lance le côté de ton Sauveur.

             J’ai frappé, à cause de toi, l’Égypte avec ses premiers-nés, et tu m’as livré pour être flagellé. Pour te tirer de l’Égypte, j’ai englouti Pharaon dans la mer Rouge, et tu m’as livré aux princes des prêtres. Je t’ai ouvert un passage à travers les flots, et tu m’as ou vert le côté avec une lance. J’ai marché devant toi comme une colonne lumineuse, et tu m’as mené au prétoire de Pilate. Je t’ai nourri de la manne dans le désert, et tu m’as meurtri de soufflets et de coups. Je t’ai fait boire l’eau salutaire du rocher, et tu m’as abreuvé de fiel et de vinaigre. A cause de toi, j’ai exterminé les rois de Chanaan, et toi tu m’as frappé la tête avec un roseau. Je t’ai donné un sceptre royal et toi tu as mis sur ma tête une couronne d’épines. Je t’ai élevé en déployant une grande force, et toi tu m’as attaché au gibet de la Croix.

            O mon peuple, que t’ai-je fait et en quoi t’ai-je contristé ? Réponds-moi. »

            Au moment d’entrer dans cette semaine sainte 2019, il me semble important de faire la vérité sur notre vie. Car, en effet, nous ne sommes pas loin de ressembler à ce peuple qui ne sait pas reconnaitre les bienfaits du Seigneur. Qu’est-ce que le Christ n’a pas fait pour nous arracher aux péchés et à la mort éternelle ? Et nous, comment traitons nous les grâces de salut du Seigneur ?

Dieu qui voit tout et qui sonde les reins et les cœurs peut nous dire en vérité : J’ai tout souffert pour toi et ton salut éternel ! Et toi pourquoi refuses-tu ma volonté ?

Pourquoi rejettes-tu ma grâce ? Pourquoi ne fais-tu pas fructifier les Talents que je t’ai donnés ?

            Reconnaissons notre ingratitude et notre manque de zèle à vivre comme il faut la grâce que le Christ a obtenu pour nous. Confessons notre si peu d’empressement à prier, à recevoir les sacrements avec assiduité et à servir le Seigneur et les autres comme le Christ l’a montré aux apôtres lors du lavement des pieds. Faisons amende honorable et ressaisissons-nous, regrettons notre péché et réparons le mal que nous avons causé au Seigneur en alourdissant sa croix pour notre manque d’Amour et d’Adoration.

                Comme le disait saint Vincent Ferrier, la grâce pour nous convertir, nous est proposé aujourd’hui ; nous ne savons pas si elle va repasser demain. C’est aujourd’hui qu’il faut renouveler notre foi, et comme Simon de Cyrène, c’est aujourd’hui qu’il faut porter la croix avec le Christ. Ainsi nous le consolerons, nous le soulagerons, et  nous réparerons nos fautes qui l’ont fait tant souffrir.

Si nous vivons pleinement la grâce que Dieu donne aujourd’hui dans cette semaine Sainte, alors, nous serons présents demain avec ses disciples à la grâce de Sa Résurrection.

Abbé Raphaël d’Anselme, curé de saint Patern

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